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J’irai cracher sur vos tombes

Emanuelle

Boris Vian, 1946




Une violence qui vous prend aux tripes. Un oxymore qui surprend par sa brutalité. Le titre du livre de Boris Vian met les mots sur ce que je ressens en lisant la presse internationale. Tous les matins, avec la régularité d’un métronome, je me prends un uppercut. Droit au cœur. Je ne suis pas la première. Je ne serai pas la dernière. A vomir les titres antisémites. A voir rouge, puis noir. A osciller entre colère, résignation, puis re-colère, puis dédain. Je ne participerai pas au jeu de ceux qui salissent Israël. Mensonge. Inversion. Distorsion. Haine. Attaques. Peur. Depuis le 7 octobre, les victimes sont dépeintes comme les oppresseurs. Les terroristes, glorifiés. Le viol, érigé en arme de résistance. Le monde entier se mobilise pour des meurtriers. Ça fait chaud au cœur cette unité, vraiment. Dommage que son ciment soit fait de Juifs morts, encore et toujours. Voici ce que je lis dans la presse :  Israël est un pays génocidaire qui massacre femmes et enfants sans discrimination, tout en orchestrant une famine ciblée à Gaza, pour éliminer les derniers survivants des campagnes militaires. Les soldats israéliens sont coupables de génocide. « J’irai cracher sur vos tombes ». Quand j’entends que notre armée est une armée génocidaire, ça crie dans ma tête : J’IRAI CRACHER SUR VOS TOMBES. Comment peut-on à tel point déformer la réalité ? Les soldats qui nous ont été enlevés, les civils qui ont été massacrés étaient le sel de la terre. Des héros (extra)ordinaires. Des jeunes gens dont la bonté transparait sur les photos. Même dans la presse qui essaie de les salir, il est impossible de ne pas voir la beauté de leurs jeunes visages, l’espoir dans leurs regards, et la tendresse des rondeurs d’une enfance pas si lointaine. À mes enfants je répète : Laissez-les nous appeler génocidaires, meurtriers, et autres mensonges. Dieu connait la vérité et voit la pureté de nos cœurs, la bonté et le courage qui émanent de nos soldats. Dans mon bloc d’immeubles, au croisement de quatre petites rues d’une petite ville au nord de Tel Aviv, sont morts quatre de mes voisins. Leurs portraits ornent parfois les maisons des familles endeuillées. Des vies brisées, des familles à jamais amputées.


Je ne raconterai ni leur humanité, ni leur générosité, ni leur volonté de faire régner la paix, le bien, le bon, de protéger leurs familles, et même d’aider les Palestiniens victimes du Hamas. Qui me croirait ? Je suis génocidaire moi aussi. Coupable par procuration. « Si ce n’est toi c’est donc ton frère », écrivait Jean de la Fontaine. Tout à fait, je confirme, ces jeunes hommes sont mes frères. Je n’aurais pu en être plus fière.

 

 


 

 


 
 
 

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